Guide d’utilisation LogSOC
Documentation officielle — Guide d’utilisation de la plateforme LogSOC. Version du produit : LogSOC 0.15.x — Guide v1.0 du 30/09/2026. Public : tous les utilisateurs de la plateforme (RSSI, DPO, analystes SOC, auditeurs, administrateurs, directions métiers). Documents associés :
INSTALLATION.md(installation),API.mdetCOMPLIANCE_API.md(référence technique),RETENTION_RUNBOOK.mdetRGPD_PROCEDURES.md(procédures opérationnelles).
Sommaire
- Premiers pas
- Supervision SIEM
- Détection
- Gestion de crise
- SOAR et cases
- CMDB / Inventaire
- Conformité / GRC
- Gouvernance
- DPO / RGPD
- Bonnes pratiques
- Administration
À qui s’adresse chaque chapitre ?
| Rôle | Chapitres prioritaires |
|---|---|
| Analyste SOC (soc_analyst) | 1, 2, 3, 5, 6 |
| RSSI | 1, 4, 7, 8, 10, 11 |
| DPO | 1, 7, 9 |
| Auditeur | 1, 7, 8, 10 |
| Responsable de service métier | 1, 7 (questionnaires) |
| Administrateur | tous, en particulier 11 |
Conventions de ce guide
- Les chemins de menus sont notés Section → Page (ex. Administration → Paramètres), la section étant le menu horizontal en haut de l’écran.
- Les statuts et libellés entre guillemets sont ceux affichés à l’écran.
- « IA » désigne le moteur LLM intégré (Ollama, local ou cloud, configurable en Administration → Paramètres → IA).
- Certains modules avancés sont livrés masqués dans la navigation par défaut (routes et API actives) : le guide le signale et indique comment les activer (chapitre 11.3).
1. Premiers pas
1.1 Concepts
LogSOC est une plateforme de cybersécurité et de gouvernance qui réunit dans une même application :
- un SIEM (supervision temps réel, alertes, actions de défense) ;
- un moteur de détection (YARA, Sigma, corrélation, threat intelligence) ;
- la gestion de crise (sessions, War Room, playbooks) ;
- un GRC complet (conformité réglementaire, gouvernance documentaire, bonnes pratiques, audits) avec génération et signature électronique de documents ;
- les registres DPO/RGPD ;
- une IA intégrée (assistant de cadrage, génération de documents, analyse d’alertes, pré-remplissage de PIA, chat de crise).
L’accès est contrôlé par un rôle d’accès (superadmin, admin, soc_analyst, auditor, dpo, rssi, compliance_officer, viewer) qui détermine les menus et les pages visibles, complété par des casquettes métier (multi-valuées : « dsi / rssi »…) et une appartenance à des services (voir chapitre 11.1).
1.2 Se connecter
- Ouvrir l’URL de la plateforme — la page de connexion s’affiche.
- Saisir identifiant et mot de passe, valider.
- Si le MFA est activé (recommandé, voir 11.2) :
- un écran demande le code à 6 chiffres généré par l’application d’authentification (TOTP) ;
- en cas d’impossibilité, utiliser un code de secours (généré à l’activation du MFA) ;
- si la politique MFA impose l’activation, l’assistant de configuration s’affiche à la première connexion (QR code à scanner, puis vérification du code — le MFA n’est activé qu’après vérification réussie).
- La déconnexion se fait depuis le menu utilisateur (en haut à droite).
Après un changement de rôle effectué par un administrateur, une reconnexion est nécessaire pour que le menu reflète le nouveau rôle.
1.3 L’assistant de configuration (onboarding)
À la première connexion d’un administrateur, l’assistant de configuration de l’environnement s’ouvre automatiquement (4 étapes, réservé aux administrateurs) :
- Pays — pays principal de l’organisation (détermine l’autorité de contrôle : ANSSI/ReCyF pour la France, etc.).
- Secteur — secteur d’activité (énergie, finance, santé… déterminent les référentiels recommandés).
- Taille — TPE, PME, ETI ou grande entreprise.
- NIS2 — l’organisation est-elle concernée par la directive NIS2 (oui / non / je ne sais pas), avec lien de vérification officiel.
À la validation, LogSOC calcule une auto-configuration : référentiels à activer, autorité cible, profil NIS2. L’assistant ne se représente plus une fois validé.
1.4 Le Wizard de cadrage (IA)
Le bouton « Wizard de cadrage » (barre du haut) ouvre un entretien conduit par l’IA pour établir le profil de l’organisation. Un badge rouge signale un cadrage incomplet ; il disparaît quand le profil est validé.
Marche à suivre :
- Ouvrir le Wizard — c’est l’IA qui initie la conversation et pose les questions, une seule à la fois : organisation (statut, sites, effectifs, secteur), système d’information (environnements, serveurs, cloud, postes, applications critiques, données traitées, connexions externes), sécurité (RSSI, DPO, SecOps, maturité, outils, sensibilisation, audits), conformité.
- Répondre librement ; si une réponse est vague, l’IA creuse et demande des précisions.
- Quand l’IA estime le profil complet, elle propose un résumé structuré. Trois options : Valider le profil, corriger (reprendre des éléments), ou poursuivre la discussion.
- Valider : le badge passe au vert. L’assistance IA devient alors disponible dans les autres modules (génération de documents, analyse d’alertes, chat de crise, pré-remplissage de PIA).
Le profil reste modifiable (le Wizard peut être relancé et réinitialisé).
1.5 Le tableau de bord adaptatif
La page d’accueil (Dashboard) est unique mais adaptative : son contenu dépend du rôle.
- Rôles gouvernance (viewer, rssi, dpo, admin, superadmin, compliance_officer, auditor) voient le dashboard de gouvernance :
- carte du profil d’organisation (nom, maturité sécurité, frameworks) ;
- pastilles d’état des bonnes pratiques (publiées, déployées, auditées, à planifier, en retard) ;
- cartes de statistiques : actions de gouvernance, exigences couvertes, score moyen de conformité, actions à démarrer ;
- tâches récurrentes du jour (générées dynamiquement depuis les exigences du référentiel — révisions périodiques, revues de comptes, contrôles à échéance) ;
- plan d’action par framework (ANSSI, NIS2, RGPD, DORA, ISO 27001…) avec score par action.
- Rôles Opérations (soc_analyst) voient le dashboard SOC : événements totaux et par minute, agents actifs, alertes ouvertes et critiques, graphes d’événements par sévérité/service/hôte, alertes et événements récents, santé du système (API, base de données, ClickHouse, IA).
- Le bouton Dashboard (barre du haut) ramène toujours à cette page ; le menu Opérations → Dashboard SOC pointe vers la même page.
Les cockpits dédiés complètent ce dashboard : cockpit RSSI et cockpit DPO (voir chapitres 8 et 9).
1.6 Naviguer dans l’interface
- La barre horizontale (haut) regroupe les grandes sections : Gouvernance, Conformité, Opérations, Audit, Gestion de crise, Administration — certaines n’apparaissent que si le rôle le permet (le rôle
auditorne voit que Conformité et Gouvernance). - La barre latérale (gauche) liste les pages de la section active.
- Le sélecteur de langue (FR, EN, DE, ES) est dans le menu utilisateur.
- Le mode expert (menu utilisateur) affine les libellés techniques (ex. titres d’alertes bruts) et révèle des réglages avancés (ex. onglet « Prompts IA » des Paramètres).
1.7 Bonnes pratiques de démarrage
- Activer le MFA dès le premier jour pour tous les comptes à privilèges.
- Compléter l’assistant de configuration puis le Wizard de cadrage avant d’utiliser l’IA dans les modules : la qualité des générations dépend du profil.
- Attribuer à chaque utilisateur le rôle d’accès minimal ; le viewer suffit pour la consultation.
- Après toute modification de rôle/casquette par un administrateur, faire reconnecter l’utilisateur concerné.
2. Supervision SIEM
2.1 Concepts
La chaîne de supervision LogSOC :
Agents (Linux/Windows, capteurs purs) → événements (ClickHouse)
→ moteurs de détection (corrélation, YARA, Sigma, actions)
→ alertes (MariaDB) → triage (assigner / acquitter / escalader)
→ actions de défense (approuvées, exécutées par l'agent)
Principes clés :
- L’agent est un capteur pur : il ne décide jamais d’agir seul. Toute action défensive est créée dans LogSOC, approuvée par un humain, puis livrée à l’agent via son heartbeat (canal HMAC signé ; l’agent n’ouvre aucun port).
- Les événements sont les données brutes (journaux journald, FIM — intégrité de fichiers, eBPF — activité système, agent).
- Une alerte est une décision du backend : c’est lui qui décide quand des événements ou des détections justifient une alerte.
- Les SLA mesurent la réactivité : première réponse et résolution, par sévérité ; le non-respect est signalé (« SLA dépassé ») et historisé.
2.2 Événements (Opérations → Événements)
Marche à suivre :
- Ouvrir Opérations → Événements. Le flux est alimenté en temps réel (WebSocket) et paginé.
- Filtrer par : recherche libre, hôte source, type de service (fim / ebpf / journald / agent).
- Cliquer sur un événement pour ouvrir le détail (message complet, métadonnées).
- Exporter la sélection (bouton Exporter) pour analyse hors plateforme.
Bonnes pratiques : utiliser le filtre par type pour isoler un capteur en panneau (si le FIM ne remonte plus, le flux ebpf continue — c’est le capteur qui est en cause, pas l’agent) ; exporter plutôt que de laisser des listes s’accumuler.
2.3 Alertes (Opérations → Alertes)
Les alertes sont regroupées par type, avec pour chacune : titre, sévérité, hôte source, horodatage, statut et badges « SLA dépassé ».
Cycle de vie et actions :
| Statut | Signification | Action possible |
|---|---|---|
| Nouvelle | pas encore prise en compte | Assigner, Acquitter |
| Acquittée | prise en charge engagée | Escalader, Fermer |
| Escaladée | transmise au niveau supérieur | Fermer |
| Fermée | traitée | — |
- Assigner l’alerte à un analyste (menu sur l’alerte).
- Acquitter dès la prise en charge — c’est ce qui arrête le compteur « première réponse » du SLA.
- Consulter l’analyse IA affichée dans le détail (l’IA résume le contexte de l’alerte ; toujours confrontée aux événements bruts).
- Escalader si l’alerte dépasse le périmètre de l’analyste : le niveau d’escalade est incrémenté et horodaté, avec motif.
- Fermer une fois traitée.
La configuration SLA (délais de première réponse, de résolution et d’escalade automatique par sévérité) est exposée par l’API (
/api/v1/alerts/sla-config, écriture réservée aux analystes et au-dessus) ; l’écran de réglage n’est pas encore intégré dans la page Alertes — la configurer via l’API en attendant. Les alertes en dépassement sont identifiables au badge et via l’endpoint dédié (/api/v1/alerts/sla-breached) — à traiter en priorité absolue.
2.4 Actions (Opérations → Actions)
Les actions sont les opérations défensives transmises aux agents :
kill_pid— terminer un processus ;block_ip/unblock_ip— bloquer/débloquer une IP (nftables ou iptables) ;quarantine_file/unquarantine_file— mettre en quarantaine un fichier ;rmmod— décharger un module noyau ;fim_add/fim_remove— ajouter/retirer un chemin sous surveillance d’intégrité.
Marche à suivre :
- Ouvrir Opérations → Actions ; la file liste les actions en attente (proposées par l’agent ou créées manuellement).
- Créer une action : type, cible (hôte ou agent), justification (obligatoire — traçabilité).
- Approuver ou Annuler chaque action en attente.
- L’agent exécute (ou simule en dry-run selon la politique agent) et renvoie le résultat : l’action passe à succeeded ou failed.
Bonnes pratiques : exiger une justification circonstanciée (c’est la preuve en cas d’audit) ; démarrer en dry-run (politique agent, chapitre 11.7) le temps de valider les règles ; préférer
quarantine_fileà la suppression ; documenter les déblocages d’IP avec la raison.
2.5 Runbooks d’alertes
Un runbook est le mode opératoire associé à un type d’alerte : quand une alerte survient, le runbook indique la procédure à suivre (vérifications, commandes, critères d’escalade, actions défensives). La page Runbooks d’alertes (menu masqué par défaut — activable, voir 11.3) permet de créer, éditer et supprimer les runbooks par type d’alerte, et de déclencher un contrôle de détection (exécution du runbook contre les événements récents pour valider qu’il détecte bien l’existant).
2.6 Bonnes pratiques de supervision
- Priorité de triage : SLA dépassés > critiques > hautes, en filtrant par hôte pour reconstituer une chronologie.
- Acquitter avant d’analyser : le SLA de première réponse est la mesure d’engagement, pas de résolution.
- Ne jamais approuver une action sans avoir lu les événements associés.
- Surveiller la santé du système du dashboard (API, bases, IA) chaque prise de poste — un agent silencieux est une alerte en soi.
3. Détection
3.1 Concepts
LogSOC combine plusieurs moteurs de détection complémentaires :
- YARA : règles de correspondance de motifs (fichiers, processus, mémoires) — détection de malwares et d’artefacts connus.
- Sigma : règles génériques d’événements de journal (format SigmaHQ), compilées en requêtes ClickHouse et évaluées périodiquement contre les événements.
- Corrélation : moteur qui analyse les flux en fenêtre glissante (30 s par défaut) pour détecter des anomalies :
CORRELATION_DROP(rupture de flux de logs),CORRELATION_MISS(évévements manquants dans une séquence attendue),HIDDEN_PROCESS(processus invisible),LOG_TAMPERING(manipulation de journaux). - MITRE ATT&CK : référentiel des tactiques et techniques d’attaque, utilisé pour qualifier les détections.
- Threat hunting : chasse proactive — requêtes ad-hoc et sauvegardées sur les événements, hors des règles pré-packagées.
- Threat intelligence : indicateurs de compromission (IoC), acteurs, flux (feeds) et bulletins, avec recherche (lookup) d’indicateur.
L’agent signale (flags), le backend décide (alerte) : la détection est centralisée, cohérente et auditable.
3.2 YARA (Administration → YARA)
Marche à suivre :
- Administration → YARA liste les règles (statut actif/inactif, sévérité, nombre de correspondances).
- Créer une règle : nom, contenu YARA, sévérité, activer/désactiver ; Tester la règle contre un échantillon de texte avant activation.
- Importer en masse depuis la base Sigbase (bouton d’import, admin) : l’import s’exécute en tâche de fond avec suivi de progression ; les règles importées arrivent inactives par défaut.
- Suggestions IA : l’IA analyse l’environnement (règles, détections des 30 derniers jours, agents actifs) et recommande les règles à activer ou désactiver — à confirmer manuellement.
Les résultats des scans arrivent dans Opérations → Détections YARA (hôte, règle, contenu détecté, horodatage) : chaque détection est à qualifier (vrai/faux positif) avant de déclencher des actions.
3.3 Sigma (Administration → Sigma)
- Administration → Sigma liste les règles importées : titre, niveau (critical/high/medium/low), statut, source (logsource), et la requête compilée.
- Importer les règles SigmaHQ (règles Linux) : chaque règle est stockée avec ses métadonnées, son arbre de détection (AST) et sa requête ClickHouse compilée.
- Le moteur Sigma évalue périodiquement les règles actives contre les événements récents et crée une alerte par correspondance unique (déduplication stable par règle + identifiant d’événement : les réévaluations ne noient pas la table d’alertes).
- Activer/désactiver les règles une par une selon leur pertinence pour votre parc.
3.4 Corrélation (menu masqué — activable)
Le moteur de corrélation tourne en tâche de fond (intervalle configurable, 30 s par défaut) sur les journaux ClickHouse. La page Corrélation présente les anomalies détectées par type ; les suppressions de faux positifs peuvent y être définies pour ne plus réalertir sur un motif identifié comme bénin. À activer en priorité pour la détection de sabotage des journaux (LOG_TAMPERING) — signature classique d’un attaquant qui couvre ses traces.
3.5 MITRE ATT&CK, Threat Hunting, Threat Intelligence
Ces trois modules sont fonctionnels via routes et API, mais masqués dans la navigation par défaut (activables par l’administrateur, voir 11.3) :
- MITRE : navigation par tactiques/techniques, qualification des détections existantes.
- Threat Hunting : créer une chasse sauvegardée (nom, description, requête), l’exécuter ad-hoc sur une fenêtre de temps, sauvegarder/ partager les requêtes utiles entre analystes.
- Threat Intel : gérer les indicateurs (IP, domaines, hash — ajout manuel ou synchronisation de feeds), les acteurs, les bulletins (notes de menace, publication interne) et le lookup (vérifier si un indicateur saisi apparaît dans les événements).
3.6 Bonnes pratiques de détection
- Activer les règles par lots (ex. toutes les règles d’une famille) puis évaluer le taux de faux positifs sur une semaine avant d’élargir.
- Qualifier systématiquement les détections YARA : un faux positif non marqué pollue les statistiques et fausse l’IA.
- Utiliser les suggestions IA comme proposition, jamais comme décision automatique.
- Croiser une détection avec la threat intelligence avant action : un hash reconnu légitime ne justifie pas une quarantaine.
- Surveiller les alertes
LOG_TAMPERING/HIDDEN_PROCESSavec la plus grande sévérité : ce sont les signatures d’une compromission active.
4. Gestion de crise
4.1 Concepts
La gestion de crise LogSOC s’appuie sur :
- une session de crise : l’enregistrement structuré d’un incident majeur (titre, type, sévérité, playbook associé, assets impactés) ;
- la War Room : écran dédié plein cadre, au thème sombre, qui centralise la gestion temps réel pendant l’incident ;
- des checklists réflexes : listes d’actions critiques issues de modèles (ransomware, phishing, DDoS, intrusion, fuite de données) ;
- des playbooks : procédures de crise prédéfinies, réutilisables et duplicables ;
- le chat IA : assistant conversationnel contextuel pendant la crise ;
- les notifications d’autorité : courriers ANSSI/CNIL générés par IA ;
- le post-mortem : phase finale d’analyse, avec export PDF de la chronologie.
Deux modes coexistent : crise réelle et mode test (exercices), le mode test étant explicitement marqué et exclu des statistiques réelles.
4.2 Créer et suivre une session (Gestion de crise → Crises)
- Ouvrir Gestion de crise → Crises ; deux onglets : Crises actives et Archives.
- Créer une crise : titre, description, type, sévérité (faible/moyenne/élevée/critique), playbook utilisé (optionnel), mode test si exercice.
- Le cycle d’état des sessions : Détectée → En traitement → Sous contrôle → En post-mortem → Résolue — chaque changement est tracé et les sessions résolues deviennent archivables (onglet Archives).
- Ouvrir une session pour le détail : étapes du playbook (compléter / ignorer / réordonner / ajouter / supprimer, avec progression X/Y), assets impactés (ajout/retrait), chronologie (entrées horodatées), chat IA (poser une question, l’IA répond dans le fil avec le modèle indiqué).
4.3 La War Room
La War Room s’ouvre sur une crise qualifiée de significative (étape de qualification de l’incident : si l’incident est jugé non significatif, il reste en gestion courante ; s’il l’est, la session bascule en mode crise et l’interface force la navigation vers la War Room).
Organisation de l’écran :
- Barre supérieure : titre de la crise, comptes à rebours réglementaires (veille des délais : notification ANSSI 24 h en NIS2, CNIL 72 h en RGPD selon la nature de l’incident), plein écran, sortie.
- Zone 1 — Timeline : journal horodaté de la crise. Chaque entrée se verrouille automatiquement après 60 s (immuable ensuite — valeur probatoire) ; export PDF de la timeline disponible.
- Zone 2 — Checklist réflexe : créer la checklist depuis un modèle (ransomware, phishing, DDoS, intrusion, fuite de données) ; chaque tâche a une priorité (critique/haute/moyenne) et un responsable ; cocher/ décocher met à jour tous les écrans connectés (temps réel).
- Zone 3 — Annuaire : contacts mobilisables (cartes cliquables, export vCard pour composer depuis le téléphone).
- Zone 4 — Coffre-fort documentaire : documents de crise (procédures, preuves, captures) déposés et accessibles à la cellule.
La sortie du mode crise demande un motif obligatoire ; la session est marquée résolue et un export PDF est généré automatiquement.
4.4 Notifications d’autorité
Pendant la crise (éditeur de notification) :
- Choisir l’autorité (ANSSI, CNIL…) et le cadre réglementaire.
- Renseigner les éléments factuels ; l’IA génère le corps du courriel à partir du contexte de l’incident (bascule sur gabarit si l’IA est indisponible — l’envoi n’est jamais bloqué).
- Envoyer via SMTP — l’historique de notification est conservé.
4.5 Playbooks (Gestion de crise → Playbooks)
L’onglet Playbooks liste les procédures de crise ; créer/éditer un playbook (nom, description, type, sévérité), définir les étapes avec rôles responsables, dupliquer un playbook existant pour l’adapter (variante test, nouvelle catégorie d’incident) sans repartir de zéro.
4.6 Bonnes pratiques de crise
- S’exercer : créer des sessions en mode test régulièrement ; une checklist connue par cœur vaut mieux qu’un playbook parfait jamais joué.
- Préparer à froid l’annuaire et le coffre-fort documentaire : en crise, on ne cherche pas des coordonnées.
- Renseigner la timeline au fil de l’eau : au-delà de 60 s les entrées se verrouillent, et la mémoire des faits se dégrade vite.
- Notifier l’ANSSI/CNIL avant les délais (les comptes à rebours de la War Room sont là pour ça) ; la décision de notifier reste humaine.
- Rédiger le post-mortem avant d’archiver : c’est lui qui alimente l’amélioration des playbooks.
5. SOAR et cases
5.1 Concepts
- Un case (dossier d’incident) regroupe des alertes autour d’un même incident en cours d’investigation : identifiant lisible
INC-AAAA-NNNN, sévérité, statut, journal d’investigation, alertes liées, IOCs, TTPs. - Les cases ont leurs propres SLA de triage (par sévérité : critique 4 h, haute 24 h, moyenne 7 j, basse 30 j) ; un case non trié à l’échéance est marqué SLA breached (tracé dans sa timeline).
- Le SOAR (Security Orchestration, Automation and Response) permet d’automatiser des enchaînements d’actions via des playbooks d’automatisation, des exécutions, un circuit d’approbations humaines et des intégrations externes. Le module SOAR est complet côté API et page, mais masqué dans la navigation par défaut.
5.2 Gérer les cases (Gouvernance → Incidents)
- Ouvrir Gouvernance → Incidents : statistiques (ouverts, par sévérité) et liste des cases avec filtres de statut.
- Créer un incident : titre, description, sévérité. L’UID
INC-AAAA-NNNNest généré automatiquement. - Faire progresser le statut : open → investigating → contained → resolved → closed (chaque changement est horodaté et tracé).
- Ouvrir le case pour :
- consulter la timeline d’investigation (entrées automatiques et commentaires des analystes) ;
- lier des alertes au case (et en retirer) ;
- ajouter des IOCs (indicateurs) et TTPs (techniques, avec référence MITRE) ;
- clôturer avec un résumé (obligatoire pour la capitalisation).
Bonnes pratiques cases : créer le case dès la confirmation de l’incident (le SLA court dès la création) ; y lier toutes les alertes apparentées — le case est l’unité de reporting ; clore avec un résumé exploitable en post-mortem.
5.3 SOAR (module masqué — activable)
- Playbooks d’automatisation : définir des enchaînements d’actions (déclenchement, étapes, conditions).
- Exécutions : lancer un playbook (exécution manuelle ou déclenchée), suivre l’historique et le statut de chaque exécution.
- Approbations : les étapes sensibles génèrent des demandes d’approbation en attente ; un opérateur autorisé approuve ou refuse — aucune automatisation dangereuse ne s’exécute sans feu vert.
- Intégrations : enregistrer et tester les connexions externes (ITSM, messagerie, SIEM tiers).
- Le résumé donne une vision d’ensemble des automatisations.
Bonnes pratiques : ne mettre en automatisation que ce qui a été joué manuellement plusieurs fois ; exiger une approbation pour toute action ayant un impact sur la production ; tester chaque intégration après configuration (bouton de test).
6. CMDB / Inventaire
6.1 Concepts
- L’inventaire recense les machines supervisées (les agents), avec leurs caractéristiques techniques.
- La CMDB (base de configuration) enrichit l’inventaire : hiérarchie (parent/enfants — hyperviseurs, dépendances), types de matériel, criticité (critique / haute / moyenne / basse) et environnement.
- La cartographie projette les assets sur des vues par groupe et criticité.
- Le scan réseau (nmap) découvre les machines non encore rattachées.
- Les assets alimentent la matrice de conformité (chapitre 7) : chaque exigence est vérifiée contre les assets concernés.
6.2 Agents (Opérations → Agent)
- Opérations → Agent liste les agents déclarés avec leur statut (en attente d’approbation, actif, révoqué…).
- Les nouveaux agents doivent être approuvés (approve) avant d’être intégrés — un agent non approuvé ne participe pas à la supervision.
- Actions possibles : rejeter (reject), révoquer (revoke, pour un agent compromis ou retiré du parc), réactiver, supprimer (définitif).
6.3 Inventaire (Opérations → Agent → par machine)
Chaque machine expose ses caractéristiques : hostname, OS, version, architecture, CPU, mémoire, disque, adresses IP, MAC, plateforme, tags, localisation, propriétaire, type de matériel, criticité CMDB et environnement. Modifier ces champs depuis la fiche de l’asset (ou en masse par tags) ; la criticité pilote les priorités d’alerte et les fréquences d’audit.
6.4 Scan réseau (bouton Scanner, depuis l’inventaire)
Marche à suivre (assistant en 3 écrans) :
- Configuration : saisir la plage IP à scanner (ex. 192.168.1.0/24) ; le chemin de nmap est configurable (Paramètres → Réseau).
- Scan en cours : progression en temps réel du job de scan.
- Résultats : liste des hôtes découverts (IP, MAC — avec résolution du constructeur via base OUI, hostname) ; importer les hôtes retenus dans l’inventaire (source « scan »), les autres restent disponibles pour un import ultérieur.
6.5 CMDB (Opérations → CMDB)
- Opérations → CMDB ouvre l’arbre de configuration : les machines y sont organisées par hiérarchie parent/enfants (ex. hyperviseur → VMs hébergées, dépendances applicatives).
- Définir la hiérarchie depuis la fiche d’un agent (choix du parent parmi les parents disponibles) ; les types de matériel sont listés en amont.
- Les statistiques CMDB synthétisent le parc par type, criticité, environnement.
- La CMDB est reliée au GRC : la conformité des parents se propage aux enfants (l’héritage est calculé, ex. les VMs héritent des exigences satisfaites par leur hyperviseur) ; l’auto-association rattache les assets aux exigences correspondantes.
Bonnes pratiques CMDB : nommer les machines de façon stable et exploitable (le nom est repris dans les alertes, audits et rapports) ; maintenir la hiérarchie à jour au moment des changements (pas après) ; réserver la criticité critique à ce qui justifie une alerte immédiate — sinon elle perd son sens.
6.6 Cartographie et conformité infra
- Conformité → Cartographie : vue des assets avec filtres par recherche, framework, groupe et criticité, et statistiques de parc.
- Conformité → Conformité infra : scores de conformité technique par serveur et score global, avec tendance dans le temps — la mesure technique (ce qui est réellement configuré) par opposition à la conformité documentaire (chapitres 7-8).
7. Conformité / GRC
7.1 Concepts
La conformité LogSOC repose sur un référentiel consolidé de plus de 7 200 exigences issues des cadres réglementaires et normatifs : ANSSI (1 637), NIS2 (1 020), RGPD (326), DORA (255), ISO 27001 (217), et les autres cadres intégrés (AI Act…). Chaque exigence comporte :
- une référence (identifiant de la source), la règle (libellé), le target (ce sur quoi porte l’exigence) ;
- un type de contrôle, une catégorie GRC, une criticité, une fréquence (contrôle ponctuel, périodique…) ;
- un livrable rattaché (le document qui porte l’exigence) et un acteur (DPO, RSSI, RH/Juridique, DSI…) ;
- un statut de conformité : Non traitée, Conforme, Partiellement conforme, Non conforme, Non applicable.
Deux dimensions distinctes à ne jamais confondre :
- la conformité documentaire (statut revu, adossé aux livrables) ;
- la complétude terrain (ce qui est réellement déployé sur les assets, chapitre 10.4).
7.2 Exigences (Conformité → Exigences)
- Ouvrir Conformité → Exigences : statistiques globales (répartition par statut, par framework) et liste complète.
- Filtrer par référentiel, acteur, criticité, statut, recherche plein-texte.
- Ouvrir une exigence pour son contexte : texte source, livrable porteur, assets liés, historique.
- Mettre à jour le statut de l’exigence (saisie directe) — honnêteté avant tout : « Partiellement conforme » vaut mieux qu’un « Conforme » optimiste qui sera démenti par l’audit (chapitre 10).
7.3 Matrice de conformité (Opérations → Matrice de conformité)
La matrice croise exigences × assets :
- Filtrer par framework, statut, criticité, présence d’assets.
- Associer des exigences à un asset (une ou plusieurs, via le sélecteur d’assets CMDB) ; la ligne affiche les assets liés.
- Utiliser l’auto-association : LogSOC propose les assets pertinents pour une exigence (moteur de résolution des targets) ; l’association automatique rattache en masse les exigences aux assets reconnus.
- Le score de conformité par asset agrège les statuts de ses exigences (avec l’héritage de hiérarchie CMDB).
- Exporter la matrice (bouton Export) pour revue hors plateforme.
Les règles auto (Conformité → Règles auto, admin) définissent les associations automatiques par motif (ex. toute exigence dont le target mentionne « pare-feu » se rattache aux assets taggés firewall) ; les alertes de conformité (masquées par défaut) signalent les exigences sans asset ou sans livrable.
7.4 Questionnaires Directions métier (Conformité → Directions métier)
Les questionnaires font répondre les services métiers pour valider leurs services (RGPD et homologation) :
- Un questionnaire est créé pour un service et un type :
- inventaire des traitements RGPD (domaine piloté par le DPO) ;
- activités essentielles / homologation (domaine piloté par le RSSI).
- Le créateur du domaine rédige le questionnaire et l’envoie au service ; le statut passe à « envoyé ».
- Les membres du service répondent en ligne (progression X/Y questions) ; statut « répondu ».
- Le pilote du domaine (DPO pour RGPD, RSSI pour homologation) valide ou renvoie ; statut « validé ». Chacun clôture son domaine — le RSSI ne touche pas les questionnaires RGPD et réciproquement.
Bonnes pratiques : un questionnaire par service et par exercise annuelle ; faire répondre les membres (pas le pilote à leur place) — c’est la preuve de terrain ; archiver les réponses avec le contexte.
7.5 Plans d’action conformité
- Conformité → Plan d’action consolide les actions correctives issues de la matrice et des audits (voir aussi les plans d’action de gouvernance, chapitre 8.5).
7.6 Bonnes pratiques GRC
- Ne jamais marquer une exigence « Conforme » sans preuve (document publié, asset déclaré, audit) — le référentiel est fait pour être confronté en audit.
- Utiliser « Non applicable » avec justification écrite plutôt que « Conforme » de complaisance.
- Passer par les règles auto pour l’association en masse, puis vérifier par échantillon : une association automatique erronée fausse tous les scores aval.
- La conformité est un état mesuré, pas une déclaration : croiser systématiquement le score de la matrice avec la conformité infra (chapitre 6.6).
8. Gouvernance
8.1 Concepts
La gouvernance documentaire LogSOC organise les livrables (une centaine : PSSI, chartes, procédures, plans, rapports…) répartis en quatre moteurs :
- Stratégie & Alignement ;
- Cadre & Organisation ;
- Conformité & Sécurité ;
- Pilotage & Performance.
Chaque livrable définit ses rôles : réalisation (qui produit), vérification (qui signe — le signataire métier), validation (qui contre-signe — la direction). Le circuit de signature électronique remplace les allers-retours d’e-mails par un flux tracé et signé :
généré → édition → sauvegardé → à valider (figé) → PDF prêt
→ signé (signataire métier) → emails aux validateurs direction
→ unanimité → publié [1 refus → rejeté → nouveau cycle]
L’IA génère les documents (génération assistée, garde-fous anti-détournement intégrés), OnlyOffice permet l’édition collaborative, et chaque PDF signé est vérifiable (cachet visible + signature PKCS#7 + empreinte SHA-256).
8.2 Documents (Gouvernance → Documentation)
- Ouvrir Gouvernance → Documentation : les livrables sont groupés par moteur puis sous-catégorie (badge), triés par nom.
- Choisir un livrable et Générer : l’IA produit une première version (le profil d’organisation alimente la génération) ; un livrable ne peut avoir qu’un document, versionné.
- Éditer dans OnlyOffice (bouton d’édition) : l’éditeur s’ouvre intégré ; les modifications sont sauvegardées (statut « édition » puis « sauvegardé »).
- La colonne Doc affiche le badge d’état du document : Rédigé, Édition, À valider, Sign. X/Y (progression direction), Publié, Rejeté — avec tooltip (version, signatures).
- Le filtre par statut de document est cumulatif : filtrer « À valider » montre aussi tout ce qui est au-delà (PDF prêt, publié) ; « Sans document » et « Rejeté » restent exacts.
- Le Score (%) de conformité mesure l’état des exigences rattachées (pas l’avancement de la rédaction) : un document publié peut légitimement afficher 0 % tant que les exigences ne sont pas traitées — les deux dimensions sont indépendantes.
8.3 Le circuit de signature, écran par écran
- Soumettre (depuis le document) : le document passe « À valider » et est figé — il s’ouvre désormais en lecture seule (viewer PDF).
- Convertir en PDF : la conversion OnlyOffice produit le PDF ; statut « PDF prêt ».
- Signer : le bouton n’est actif que pour un utilisateur signataire (case « Signataire » dans son profil utilisateur) dont la casquette métier correspond au rôle de vérification du livrable (multi-casquettes : « DSI / Juriste / DPO » = n’importe laquelle suffit). La signature appose le cachet visible et la signature PKCS#7.
- Emails aux validateurs de direction : chaque validateur reçoit le PDF signé en pièce jointe et deux liens personnels valables 7 jours (approuver / refuser) — sans connexion à la plateforme (page publique de validation).
- Unanimité requise : tous les validateurs doivent approuver pour passer à « Publié » ; un seul refus rejette le document.
- Document rejeté : la régénération purge l’ancien cycle (signatures et demandes) et repart d’un cycle propre.
- Vérifier : à tout moment, l’empreinte SHA-256 et les informations de signature sont consultables (page de vérification) ; « Télécharger le PDF signé » est le seul chemin de téléchargement officiel.
Bonnes pratiques : relire la version avant de soumettre (figée ensuite) ; prévenir les validateurs en amont (les liens expirent en 7 jours) ; après publication, toute modification passe par un nouveau cycle — pas de contournement.
8.4 Rapports d’audit signés
Les rapports d’audit des pratiques (chapitre 10.6) suivent un circuit simplifié : une signature unique (RSSI) via le même mécanisme pyHanko (cachet + PKCS#7), un email d’information à la direction (sans validation), et une empreinte SHA-256 affichée et verrouillée après signature — le rapport signé est la preuve, non régénérable.
8.5 Plans d’action de gouvernance
- Gouvernance → Plan d’action global : toutes les actions de gouvernance, par framework, avec exigences couvertes et score.
- Gouvernance → Plan d’action RSSI et cockpit RSSI : vue de travail du RSSI — actions par cadre réglementaire (modification des dates cibles, statuts), plan de conformité par asset, et suivi.
- Gouvernance → Plan d’action DPO : équivalent côté DPO (chapitre 9).
- Les tâches récurrentes (dashboard) sont générées dynamiquement à partir des exigences à fréquence périodique du référentiel : les marquer faites trace l’accomplissement.
8.6 Homologations (Gouvernance → Homologations)
Le module d’homologation ANSSI suit le cycle en 4 onglets (détail d’une homologation) :
- Comité — constitution du comité d’homologation (membres, rôles).
- Niveau — évaluation de la sensibilité, niveau visé.
- Dossier — constitution et validation des documents (valider/ rejeter chacun).
- Commission — avis de la commission, décision finale (avec réservations levables), et suivi des dates d’expiration.
Les statuts progressent : brouillon → comité → évaluation → dossier → commission → décidé (ou expiré).
8.7 Risques et incidents
- Gouvernance → Registre des risques : cartographie des risques (identification, criticité, traitement).
- Gouvernance → Incidents : les cases d’incident (chapitre 5.2).
8.8 Bonnes pratiques de gouvernance
- Générer, puis corriger à la main : la version IA est une base de travail ; la relecture humaine est obligatoire avant soumission (le circuit de signature engage l’organisation).
- Un livrable sans service porteur n’apparaît pas aux membres : vérifier l’affectation du service avant de chercher pourquoi « personne ne voit le document ».
- Conserver les validateurs à jour (casquettes métier) : un validateur parti de l’entreprise bloque silencieusement les unanimités.
- Le document publié est la seule version de référence ; les PDF non signés n’ont aucune valeur probatoire.
9. DPO / RGPD
9.1 Concepts
Le module Protection des Données (menu dédié) regroupe tout ce dont le DPO a besoin :
- les 4 registres RGPD : Traitements, Violations, PIA (AIPD), Demandes de droits ;
- le cockpit DPO : pilotage du jour ;
- la rétention : politiques de conservation et effacement ;
- les questionnaires métier RGPD (chapitre 7.4 — le DPO pilote ce domaine) ;
- le plan d’action DPO (actions RGPD, chapitre 8.5).
Points réglementaires clés : une violation de données se notifie à la CNIL sous 72 h (d’où les comptes à rebours de la War Room) ; un PIA (AIPD) est obligatoire pour les traitements à risque ; les demandes de droits (accès, rectification, effacement…) ont des délais de réponse.
9.2 Cockpit DPO (Protection des Données → Cockpit DPO)
Le cockpit donne en un écran :
- les cartes de statistiques : actions DPO, score moyen, actions en cours, tâches du jour (X/Y — générées dynamiquement depuis les exigences RGPD du référentiel) ;
- les accès directs aux registres avec code couleur : registre des violations (rouge si des violations sont ouvertes), demandes de droits (orange si en cours), registre des traitements, PIA (orange si des AIPD en cours) — chaque carte est cliquable vers le registre ;
- la liste des actions DPO en cours ;
- la synchronisation des statuts entre registres et actions (bouton de synchronisation, avec compte-rendu).
9.3 Registre des Traitements (Protection des Données → Registre des Traitements)
- Créer un traitement : finalité, catégories de données, base légale, destinataires, durées, mesures de sécurité, responsable…
- Si le traitement est marqué « PIA requis », LogSOC crée automatiquement l’entrée PIA correspondante (création événementielle : pas de double saisie).
- Tenir le registre à jour à chaque nouveau traitement — c’est la première pièce demandée en contrôle CNIL.
9.4 Registre des Violations (Protection des Données → Registre des Violations)
Enregistrer chaque violation de données : nature, données concernées, nombre de personnes, détection, qualification (notifiable ou non), mesures prises, délais (détection → notification → clôture), le raccordement à la session de crise le cas échéant. Les violations ouvertes font passer la carte du cockpit au rouge — à traiter avec le compte à rebours 72 h de la War Room.
9.5 PIA / AIPD (Protection des Données → PIA / DPIA)
- Les PIA sont créées manuellement ou automatiquement depuis le registre des traitements (traitement marqué PIA requis).
- Le pré-remplissage IA remplit le PIA à partir des données du registre (finalités, données, mesures) : l’IA produit une évaluation structurée que le DPO vérifie et complète avant validation.
- Suivre le cycle : en cours → validé.
9.6 Demandes de Droits (Protection des Données → Demandes de Droits)
Tracer chaque demande (accès Art. 15, rectification, effacement Art. 17, opposition, portabilité) : identité du demandeur, canal de réception, type, dates de réception et de réponse, réponse donnée. Le registre prouve le respect des délais en cas de contrôle.
9.7 Rétention et effacement
Les politiques de rétention couvrent les domaines de données du SIEM (journaux, journaux d’accès, alertes, résultats de scan YARA…) et sont appliquées par une purge quotidienne planifiée :
- actions disponibles : anonymiser (hachage unidirectionnel HMAC-SHA256 des champs identifiants — irréversible) et effacer (suppression des champs) ;
- un index par utilisateur pré-agrège les journaux pour rendre l’effacement d’un sujet (Art. 17) quasi instantané ;
- les purges destructrices sont protégées par des indicateurs explicites ; la purge manuelle existe aussi en mode simulation (dry-run).
Procédures opérationnelles détaillées (accès Art. 15, effacement Art. 17, limitation de la conservation, sécurité Art. 32) : voir docs/RGPD_PROCEDURES.md.
9.8 Bonnes pratiques DPO
- Le registre des traitements avant tout le reste : PIA, questionnaires et actions en découlent.
- Pré-remplir les PIA par IA puis toujours relire : l’IA évalue, le DPO engage.
- À réception d’une demande de droits : la tracer immédiatement (le délai part de la réception, pas du traitement).
- Avant un effacement Art. 17, faire l’export complet du sujet (Art. 15) et le conserver — effacer sans avoir exporté est irréversible.
- Utiliser le cockpit chaque matin : les cartes rouges/orange définissent la priorité du jour.
10. Bonnes pratiques
10.1 Concepts
Le module Bonnes Pratiques répond au constat que les principes de sécurité sont transversaux : la « journalisation » apparaît dans des dizaines de livrables et d’exigences à la fois. LogSOC fédère donc les exigences par pratique : environ 60 pratiques (22 techniques + 38 de gouvernance), chacune fédérant ses exigences (ex. journalisation : 160 exigences réparties sur 32 livrables ; sauvegarde : 45 exigences / 20 livrables ; secrets et mots de passe : 59 / 15).
Trois notions à distinguer :
- Publié : la pratique a ses livrables publiés (chapitre 8) — la politique existe ;
- Déployé (terrain) : la pratique est déclarée en place sur les assets concernés (chapitre 10.4) ;
- Audité : la pratique a passé un audit avec rapport signé (chapitres 10.5-10.6) — la preuve existe.
Chaque pratique a une fréquence d’audit (annuelle, biennale, ou ponctuelle ; l’annuel est le défaut général configurable), qui alimente le programme pluriannuel d’audit.
10.2 La liste des pratiques (Conformité → Bonnes Pratiques)
- Ouvrir Conformité → Bonnes Pratiques : liste des pratiques avec facettes d’état (publiées, déployées, auditées, à planifier, en retard, jamais auditées) — les mêmes pastilles que sur le dashboard.
- Filtrer par moteur, famille, état.
- Ouvrir une pratique pour le cockpit en 4 onglets :
- Exigences : les exigences fédérées, groupées par livrable, avec statuts — c’est ici qu’on met à jour la conformité documentaire ;
- Assets : les assets concernés par la pratique ;
- Audits : l’historique des audits (lecture du dernier audit : date, auditeur, verdict — la création de cahier se fait uniquement depuis le menu Audit, voir 10.5) ;
- Réalisation : le badge terrain par asset (« terrain : conforme » avec traçabilité au survol : déclaré par qui, quand).
10.3 Cockpit Pratiques : que faire ?
- Une pratique « à planifier » : planifier son audit (menu Audit).
- Une pratique « en retard » : l’échéance d’audit est dépassée — planifier immédiatement.
- Exigences « Non traitées » en masse : la pratique n’est pas encore déployée documentairement — traiter les livrables porteurs (chapitre 8).
10.4 Déclaration terrain (Opérations → Bonnes pratiques SI)
La vue Opérations → Bonnes pratiques SI est la vue technique : par pratique, déclarer l’état réel sur chaque asset concerné :
- Ouvrir Opérations → Bonnes pratiques SI ; déplier une pratique.
- Pour chaque asset, sélectionner le statut terrain : conforme, non conforme, non applicable — saisie rapide (une valeur par paire pratique×asset, pas exigence par exigence).
- La déclaration est indépendante du statut documentaire : elle décrit ce qui est réellement en place, avec traçabilité (déclarant, date) — visible dans le cockpit (onglet Réalisation).
Peuvent déclarer : les membres du service porteur et les rôles forts.
10.5 Programme d’audit (Audit → Programme d’audit)
- Le programme liste toutes les pratiques avec leur fréquence, le dernier audit et la prochaine échéance (dernier + fréquence).
- États : jamais auditée, en retard, à planifier, en cours de saisie, clos (ponctuel).
- Préparer un audit (bouton, avec choix de la pratique dans la liste déroulante) : l’auditeur sélectionne les questions parmi les exigences du référentiel (toutes cochées par défaut — il décoche ce qu’il exclut), désigne l’auditeur (un utilisateur portant la casquette « auditeur »), et crée le cahier. Jamais de création de questions : un audit LogSOC audite le référentiel, pas des questions inventées.
10.6 Cahiers d’audit et rapport signé
- Audit → Cahiers en cours : les cahiers ouverts. L’auditeur y consigne les constats (par question sélectionnée) et le verdict.
- Le post-mortem de l’audit précédent est visible pendant la saisie (actions correctives de l’audit précédent avec leur état — la boucle PDCA).
- Clore le cahier, puis Générer le rapport PDF (7 sections : garde, synthèse, livrables, constats, actions, signature) — régénérable tant qu’il n’est pas signé.
- Signer (une seule signature : le RSSI — signataire avec casquette rssi) : le rapport est verrouillé (non régénérable), l’empreinte SHA-256 est affichée comme preuve.
- Informer la direction (email avec le PDF signé — information, sans validation requise) ; Télécharger le rapport signé ou non.
- Générer les actions correctives : chaque constat produit une action de gouvernance, avec pilote (l’acteur de l’exigence : DPO, RH/Juridique, ou RSSI qui coordonne) et échéance calculée selon la criticité (Critique 30 j, Majeure 60 j, Mineure 90 j).
- Audit → Historique : les cahiers clos et leurs rapports.
10.7 Bonnes pratiques… des bonnes pratiques
- Séparer documentaire (chapitre 8) et terrain (10.4) : les deux déclinaisons doivent converger, et l’écart se traite explicitement.
- L’auditeur sélectionne, ne crée pas : si une question manque, c’est le référentiel qu’il faut faire évoluer, pas le cahier.
- Signer le rapport après vérification des constats : la signature verrouille définitivement.
- Les échéances 30/60/90 jours des actions correctives héritent de la criticité du constat — les constats critiques ne patientent pas.
11. Administration
11.1 Utilisateurs (Administration → Utilisateurs)
Trois axes à ne jamais confondre :
- Rôle d’accès (
users.role, un seul) : superadmin, admin, soc_analyst, auditor, dpo, rssi, compliance_officer, viewer. Il pilote les menus et les gardes API. Modifié dans la section « Rôle d’accès » du détail utilisateur. - Casquettes métier (
users.business_role, multi-valuées : « dsi / rssi ») : déterminent qui signe (rôle de vérification du livrable) et qui valide (rôle de validation — direction). Référentiel administrable (Administration → Casquettes métier), sélection par cases à cocher dans le modal « Modifier ». - Appartenance aux services (Administration → Services métier → Membres) : un membre d’un service voit les livrables de son service et leurs exigences (lecture seule), et peut mettre à jour les statuts d’actions de son service. Les rôles forts ont la vue globale. Chaque membre peut être responsable (owner) du service.
Autres attributs gérés : Signataire (peut signer les documents), MFA (activé, à configurer, réinitialiser, forcé/relâché par utilisateur), activation/désactivation du compte.
Rappels : le rôle auditor est restreint (sections Conformité et Gouvernance seulement, accès à expiration contrôlable) ; après changement de rôle ou casquette, l’utilisateur doit se reconnecter.
11.2 MFA (Administration → Paramètres → MFA)
- Politique globale : optionnel, obligatoire pour tous, ou obligatoire pour les admins.
- Par utilisateur (page Utilisateurs) : activer, forcer l’activation à la prochaine connexion, réinitialiser (régénère le secret TOTP).
- L’activation passe par un QR code + vérification du code, et fournit des codes de secours à conserver en lieu sûr.
11.3 Modules et matrice Rôles & Accès
- Administration → Modules : chaque module (événements, alertes, cases, agents, YARA, Sigma, corrélation, threat intel, assets, utilisateurs, conformité, gouvernance, risques, reporting, SOAR) peut être activé/désactivé.
- Un module désactivé renvoie 503 pour tous (sauf superadmin) et disparaît du menu ; désactiver un module verrouille l’accès, pas l’ingestion (les agents continuent d’écrire leurs événements).
- Les dépendances entre modules sont gérées (cascade de désactivation confirmée explicitement, jamais silencieuse).
- C’est ici qu’on réactive les modules masqués cités dans ce guide (SOAR, corrélation, threat intel/hunting, runbooks d’alertes…) : les pages existent, seuls le menu et l’accès sont pilotés par le flag et la matrice.
- Administration → Rôles & Accès : la matrice de permissions (rôles × modules × actions lire/écrire/supprimer) affine l’accès au grain fin, indépendamment du flag de module — un module activé dont le rôle n’a pas « lire » reste masqué pour ce rôle.
Bonnes pratiques : partir du moindre privilège et n’accorder que ce qui manque ; avant de désactiver un module, vérifier qui l’utilise (l’ingestion continue mais la consultation s’arrête) ; tester en fenêtre privée après tout changement RBAC.
11.4 Paramètres (Administration → Paramètres)
Onglets disponibles :
- Général : nom du SIEM, fuseau horaire, langue par défaut, fréquence d’audit par défaut (les pratiques sans fréquence héritent — l’annuel est la valeur usuelle).
- MFA : politique globale (11.2).
- Clés API : clés d’authentification pour les agents et intégrations (création/révocation, nommées).
- IA : URL du serveur LLM (Ollama local ou cloud), clé API, timeout, température, taille du contexte, choix du modèle (liste rafraîchie depuis le serveur, avec longueur de contexte affichée), niveau de raisonnement (low/medium/high/max). Après modification : enregistrer puis redémarrer le service API pour que tous les workers relisent la configuration.
- Prompts IA (visible en mode expert) : les prompts système de tous les usages IA (génération de documents, analyse d’alertes, chat, PIA, notifications de crise…) sont éditables — clés existantes et création de nouvelles clés. Les garde-fous de sécurité (anti détournement) sont intégrés aux prompts : ne jamais supprimer ces garde-fous lors d’une personnalisation.
- Apparence : thème par défaut, couleur principale, nom de marque.
- Notifications : configuration SMTP (hôte, port, utilisateur, mot de passe, expéditeur) + bouton « Tester l’envoi » — indispensable avant le premier circuit de signature (les liens de validation partent par e-mail).
- Crise : réglages du mode crise.
- Réseau : chemin de l’exécutable nmap (scans réseau).
- Maintenance : rétention (politiques par domaine, chapitre 9.7), sauvegardes (méthode, fréquence, chemin, historique), et référentiel de gouvernance (source des exigences : URL du dépôt, compte/token en lecture, « Vérifier les mises à jour », « Appliquer »).
11.5 SSO (connexion unique)
Les fournisseurs SSO (SAML, OIDC, Google, GitHub) se configurent côté administration (fournisseur, nom, configuration, mapping des attributs vers les champs utilisateurs, actif/inactif). Les fournisseurs actifs apparaissent sur la page de connexion. La redirection de login SSO est en cours d’intégration (elle renvoie actuellement une erreur 501 explicite) : prévoir le MFA comme méthode d’authentification renforcée en attendant.
11.6 Intégrations (module masqué — activable)
Gestion des connexions externes : webhooks (endpoints appelés, testables), transfert SIEM (forwarding vers un SIEM tiers), ITSM (outils de ticketing), canaux de notification. Chaque intégration dispose d’un bouton Test — à utiliser systématiquement après configuration et à chaque changement réseau.
11.7 Politique agent (Administration → Politique agent)
Politique globale et dérrogations par agent : fréquences de collecte, étendues FIM, mode dry-run des actions (l’agent journalise sans exécuter — recommandé en rodage), comportements au démarrage. La politique résolue (globale + dérogation) est visible par agent.
11.8 Insights IA (Administration → Insights)
- Ouvrir Administration → Insights : statistiques (total, par type).
- Analyser : l’IA passe en revue les données de supervision et produit des insights (observations, recommandations).
- Chaque insight se marque comme lu ou se supprime — à traiter comme une revue hebdomadaire des signaux faibles.
11.9 Référentiel, sauvegardes et maintenance
- Référentiel de gouvernance (Paramètres → Maintenance) : la base d’exigences est maintenue à jour depuis le dépôt officiel (vérification puis application contrôlée ; l’application est traçable).
- Sauvegardes : script officiel
scripts/backup.sh(MariaDB + ClickHouse + configuration), planification quotidienne recommandée (cron 02:00), restauration viascripts/restore.sh. Éléments critiques à couvrir : base MariaDB (utilisateurs, CMDB, exigences, statuts, signatures), journaux ClickHouse,config.yaml(contient les secrets — à chiffrer, jamais dans un dépôt), certificat de signature, documents générés et signés, archives S3. Tester régulièrement la restauration : une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde. - Rétention : voir chapitre 9.7 et
docs/RETENTION_RUNBOOK.md.
11.10 Bonnes pratiques d’administration
- Ordre de mise en service recommandé : créer les utilisateurs (rôles d’accès minimaux) → services métier et membres → matrice Rôles & Accès → désactiver les modules inutiles → SMTP + test → LLM + redémarrage → assistant de configuration et Wizard de cadrage → génération des premiers livrables.
- MFA obligatoire pour les admins au minimum ; l’optionnel global est un risque.
- Après chaque modification de Paramètres IA ou SMTP, redémarrer le service API et vérifier trois fois la lecture (le service tourne avec plusieurs workers, chacun relit la configuration au redémarrage).
- Ne jamais stocker de secret dans le dépôt git ; le
config.yamlreste hors versionnement. - Documenter localement toute personnalisation des prompts IA (clés, intentions) — elles pilotent des comportements visibles par les utilisateurs finaux.
Annexe A — Statuts de référence
| Objet | Cycle de vie |
|---|---|
| Alerte | nouvelle → acquittée → escaladée → fermée (+ badge SLA dépassé) |
| Action agent | en attente → approuvée → livrée → exécutée/échouée (ou annulée) |
| Case | open → investigating → contained → resolved → closed (+ SLA breached) |
| Session de crise | détectée → en traitement → sous contrôle → post-mortem → résolue |
| Document | généré → édition → sauvegardé → à valider → PDF prêt → signé → publié (ou rejeté) |
| Homologation | brouillon → comité → évaluation → dossier → commission → décidé (ou expiré) |
| Exigence | non traitée → conforme / partiellement conforme / non conforme / non applicable |
| Questionnaire métier | brouillon → envoyé → répondu → validé |
| Rapport d’audit | cahier clos → rapport généré → signé (verrouillé, empreinte SHA-256) |
Annexe B — Lexique
- Asset : élément inventorié du SI (serveur, poste, équipement, application), porteur de criticité et d’exigences.
- Casquette métier : rôle fonctionnel multi-valué (« dsi / rssi ») déterminant signatures et validations.
- Exigence : règle extraite d’un référentiel (ANSSI, NIS2, RGPD, DORA, ISO 27001, AI Act…), rattachée à un livrable et à des assets.
- Livrable : document de gouvernance attendu (PSSI, charte, procédure…), rattaché à un moteur et un service porteur.
- Pratique : fédération transversale d’exigences par principe de sécurité (journalisation, sauvegarde, secrets…).
- Signataire : utilisateur autorisé à signer (attribut profil + casquette métier conforme au livrable).
- SLA : délai contractuel de traitement (première réponse, résolution), par sévérité.
- Tâche récurrente : obligation périodique générée dynamiquement depuis les fréquences du référentiel.
- Wizard de cadrage : entretien IA qui établit le profil de l’organisation.
Fin du guide — LogSOC v1.0 (30/09/2026). Pour la référence technique des API : docs/API.md et docs/COMPLIANCE_API.md.